Exercice de style
Damned toutes mes phrases sont truffées de mots empruntés à l’anglais…
Cela n’aide pas davantage à la compréhension ce sont juste des habitudes de langage. Je me suis laissée envahir par le grand mélange des mots de la mode…. donc dans ce billet je vais essayer d’écrire en français. Quand je pense que tant d’années nous avons porté des tops sans le savoir… Donc plus de no way, look et so ouat… Pas de grand mix on a le grand bazaaar Bientôt ici : la tenue de la semaine remplacera le look de la semaine, une tenue décontractée tout en restant chic remplacera le look causal, so trendy sera branché…
Pour le hoody c’est balot je venais d’apprendre un nouveau mot !
A la place de baskets je met quoi ?
Tennis ? Des sneakers ou sleepers ? Chaussures ? Mocassins ?
Voici la liste des courses pour regarnir son vestiaire. Remettons au gout du jour le costume et la veste, le petit haut, la vareuse, la tunique ou la blouse. Repassons la liquette, la marinière, le corsage, la chemise. Et quid de la brassière? Le blazer je veux bien mais qui en porte encore de ce côté de l’atlantique ?
A bas le short, désormais nous porterons la culotte courte. Un pull over ? Un chandail, un tricot, une liseuse pourquoi pas, de la maille tout ça.
Et si à la place de shopping nous allions simplement faire les boutiques pour remplir notre penderie ?
Enfilons un imperméable, un manteau long en duffel (celui avec capuche et avec les attaches en cuir en forme de triangle et les boutons en corne), du loden ou caban, que dis-je une pelisse. Remplaçons le blue jean par de la toile de Nîmes. Quelques bottes de cowboys pour affirmer le style et hop le sac du moment que nous portons fièrement.
Tout cela me parait bel et bon mais par quoi remplacer la ficelle de mon string ?
En lingerie on cumule …. le push up, le shorty, le panty, le body juste au corps… a-t-on vraiment besoin de toutes ces culottes ? Liberté pour mon séant. Et si je veux affranchir mon corps de la silk qui l’emmaillote ? Existe-t-il en français au moins l’équivalent ?
Retour du caleçon court ou long, notre émancipation ne se fera pas sans douleur. Je ne milite pas pour le retour des braies ou des chausses mais avouons qu’en français les mots du vêtement sont biens tournés. Certes ils sont plus imagés et datés mais le » j’enfile mon cache sexe » en plus d’aller au cœur du sujet… ça vous pose, non ?
Sinon appelons le latin à la rescousse : ma culotte maximum existe déjà et quand elle est raccourci elle devient minimum… effectivement le latin rallonge la ou l’anglais raccourcissait. Prenons le temps d’utiliser le bon vocabulaire, faisons notre révolution et boutons les boxers hors de nos étagères.
Redonnons ses lettres de noblesse à la petite ou grande culotte de coton, rendons grâce aux petites mains qui ont participé à leur élaboration, ayons une pensée pour les ouvrières de la dentelle et du lycra, les virtuoses du tulle.
Et si la solution était d’en avoir moins ? Consommons de la culotte raisonnable qui ne tue pas ses ouvrières et qui respecte notre derrière.
fortiche la prose, ça roucoule dans le frenchy, ça se roule dans la dentelle ! et vla ti pas qu’on atterrit dans l’économie durable… bravo. nos culottes te remercie, et nos fesses aussi